A quand la France recouverte de champignons ?
Par Jean-Denis Crola, Oxfam France Agir ici,
mercredi 5 novembre 2008
Catégorie : Lecture de l'actu
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Mots-clés : Oxfam France - Agir ici
Transformer des champignons et des noyaux d’olives en carburant ! Il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles idées fleurissent pour remplacer le pétrole dans nos moteurs…
Dans le Journal du développement durable aujourd’hui:
Des chercheurs des Universités de Jaén et Grenade en Espagne ont mis au point un procédé qui permet de produire de 5,7 Kg l’éthanol à partir de 100 Kg de noyaux d’olives. Un moyen de mettre à profit les 4 millions de tonnes de noyaux produits chaque année par l’industrie espagnole de l’olive, actuellement traités comme des déchets.
Pas tout à fait exact : les noyaux d’olive sont déjà utilisés pour alimenter des chaudières en Espagne avec une efficacité énergétique bien meilleure qu’en transformant ces noyaux en carburant.(voir l’article dans lemoniteur et les mises en garde déjà claires des organisations écologistes, en 2006), Dans tous les cas, la concurrence sera rude et le rendement de la transformation des noyaux en agrocarburants est médiocre...
Dans le blog theinquirer.fr, une traduction libre d’un article du ''Gardian'' explique :
Un champignon poussant sur des arbres de Patagonie aurait tendance à produire des quantités jamais observées d’hydrocarbures, ce qui en ferait un bon candidat pour passer dans nos moteurs comme source de biocarburant.
(...) Les pourcentages de biocarburants consommés dans la Communauté Européenne doivent passer de 5,75 d’ici 2010 à 10 d’ici 2020. Mais si comme source de ces biocarburants un champignon pouvait être produit en masse, cela pourrait résoudre pas mal de problèmes.
A quand nos campagnes recouvertes de champignon pour produire du carburant pour nos véhicules ?
Le problème de ces articles, outre le fait que certains relèvent de la science-fiction ou ne verront leur concrétisation que dans des dizaines d’années, c’est qu’ils omettent le véritable problème qui se pose dans le secteur des transports : la surconsommation de carburants. Ces initiatives, présentées comme des alternatives, laissent croire à l'automobiliste qu'il peut prendre sa voiture et contribuer à la lutte contre le changement climatique! D'une part le bilan écologique de ces agrocarburants est incertain, mais de toute façon, ces carburants ne pourront être mélangé qu'en petite quantité aux carburants fossiles (à moins de recouvrir la France et l'Europe de champignons et d'oliviers!) Il faut rappeler que, selon les experts travaillant sur le climat, les pays riches doivent atteindre leur pic d'émission de carbone d'ici à 2015, pour limiter le réchauffement climatique global dans la fourchette des deux degré...


Commentaires
1. Le vendredi 14 novembre 2008 à 14:42, par Zarathoustra
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