Un très bon article d’Olivier Daniélo sur la toile, consacré aux carburants de demain !

D’un point de vue environnemental, face à l’air comprimé, l’hydrogène mais surtout la voiture 100% électrique, les agrocarburants apparaissent comme une triste supercherie :

Le département Energie et atmosphère de l’université de Stanford a publié fin 2008 une étude multicritère permettant de comparer sérieusement les différentes énergies renouvelables susceptibles de répondre aux besoins du secteur transport. Critères utilisés: émissions de CO2, consommation en eau douce, pollution chimique, surfaces utilisées, impact sur la biodiversité etc. Il ressort de cette étude majeure que les agrocarburants ont le bilan le plus médiocre.

Mais Olivier Daniélo rappelle également les limites des agrocarburants en terme d’indépendance énergétique, qui est, avec la lutte contre le changement climatique, le principal argument fondant les politiques française et européenne de promotion des agrocarburants. Les victimes de ces politiques: les populations des pays du Sud:

Pour remplacer les 50 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole) brûlés chaque année dans les transports en France, il faudrait cultiver en colza 120% de la surface totale de la France ! L'équation est intenable; les surfaces nécessaires étant immenses, on assiste dans les pays qui développent massivement les agrocarburants, comme par exemple l’Indonésie ou le Brésil, a des pratiques déplorables : utilisation de terres qui étaient destinées aux cultures alimentaires, expropriation des petits propriétaires terriens, déforestation massive qui conduit à des conséquences dramatiques sur le plan de la biodiversité.