Un très bon article de la presse camerounaise relate le combat des paysans camerounais face aux investisseurs étrangers qui achètent des terres agricoles pour produire de l’agrocarburant.

« A Mbambou, les riverains ont protesté, il y a quelques mois, contre l’occupation de 7 500 ha de terres que l’État a rétrocédées à la Socapalm pour étendre ses palmeraies. Ils estiment que ces terres leur appartiennent et qu’ils ont donc le droit de les cultiver. Mais faute de disposer de titres fonciers en bonne et due forme, leurs revendications n’aboutissent pas. (…) Mêmes récriminations dans l’arrondissement de Dibombari (25 km à l’ouest de Douala), où se trouvent les plus grandes plantations de la Socapalm. »

Pour la petite histoire, la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm) est la filiale d’un groupe belge, Socfinal, lui-même détenu à près de 40 % par le français Bolloré aux côtés de la famille belge Fabri.

« Un tel projet signifie étendre les surfaces cultivées au détriment des cultures vivrières, argumente Bernard Njonga, président de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Les manifestations contre la vie chère avaient fait des dizaines de morts au Cameroun et paralysé le pays pendant 5 jours. »

Oxfam France – Agir ici et le CCFD ont déjà mené campagne avec l’ACDIC contre l’exportation de poulets à bas prix par l’Union européenne en 2005, qui détruisait la filière avicole camerounaise : « Exportation de poulets : L’Europe plume l’Afrique »

Si vous désirez en savoir plus, les liens ci-dessous peuvent vous intéresser !

  • Le groupe Bolloré avait déjà été épinglé par Libération en Mars 2008 pour les conditions sociales des travailleurs camerounais dans les plantations de palmier à huile
  • Interview de Jean Ziegler sur la crise alimentaire