Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 7 novembre 2008

Projections-débats à Lille et à Lyon

LILLE

12 novembre : Soirée sur les agrocarburants au cinéma biplan : 19, rue Colbert (Wazemmes ) - 59000 Lille (M° Gambetta).

  • 19h30 : Projection du film "Réservoirs pleins, assiettes vides" au Biplan, à Lille ;
  • 20h30 : débat en présence de Monique MUNTING, réalisatrice du film, de Jean-Denis CROLA, responsable de la campagne « Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde » à Oxfam France – Agir ici, et d'Antoine JEAN, porte-parole régional de la Confédération paysanne ;
  • 21h30 : apéritif sur le thème des agrocarburants ;
  • 22h : concert du groupe « Yerba mala » (salsa) ;

La soirée sera précédée d’une animation dans les rues de Lille « Avez-vous déjà vu un épi de maïs se balader dans les rues de Lille ? »

LYON

13 novembre à 20h30 : Projection – Débat au cinéma Comoedia : 13 av Berthelot - Lyon 7e Dans le cadre du festival Alimenterre, projection du film « Du sucre et des fleurs dans nos moteurs » suivi d’un débat avec Jean-Michel RODRIGO le réalisateur du film, Jean-Denis CROLA d’Oxfam France - Agir Ici (campagne « les agrocarburants, ça nourrit pas son monde ! ») et Carole HOHWILLER du CEA Grenoble, qui travaille sur l’évaluation des agrocarburants de 2e génération.

Des actions dans le secteur de Gap

La campagne sera relayée sur les marchés de Gap (05) tout au long de la semaine de la solidarité internationale et à l'occasion du marché de Noël.

Si vous vous trouvez dans les parages, n'hésitez pas à venir renforcer l'équipe.

Les agrocarburants : un moyen d'appel au CCFD

Dans l'Hérault (34), l'équipe locale de Lunel a sollicité par effet boule de neige près d'un trentaine de personnes pour rejoindre l'équipe locale. Chaque fois qu'elles avaient quelqu'un au bout du fil, elles demandaient "qui voyez-vous susceptible d'être intéréssé pour se joindre à nous ?" et obtenaient ainsi de nouveaux noms. Toutes les personnes appelées et sollicitées ont accepté de venir à une réunion de présentation CCFD mais surtout de les lancer directement sur la campagne agro-carb. Pour que l'équipe parte déjà sur un projet.

Suite aux intempéries, la réunion qui devait avoir lieu le 6 novembre a du être reportée au mois décembre en raison de l'alerte rouge. A cette occasion, deux intervenants vont présenter la campagne et les nouveaux seront engagés à la relayer.

Invitation pour la campagne du CCFD sur les agrocarburants

L'équipe de Garlaban, toujours dans la DD de Marseille, fera quelque chose autour de la campagne sur le marché d'Aubagne le 15 novembre.

Les atouts et les risques des agrocarburants

Le CCFD Marseille vous invite à un après-midi de débat

Les trois équipes locales du secteur Nord vous invite à un après-midi de réflexion sur les agrocarburants et sur la campagne que le CCFD propose. Cette rencontre aura lieu le samedi 6 décembre de 14h30 à 17h à l’école Belsunce au 13 de la rue Fauchier dans le deuxième arrondissement.

Invitez vos amis.

mercredi 5 novembre 2008

A quand la France recouverte de champignons ?

Transformer des champignons et des noyaux d’olives en carburant ! Il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles idées fleurissent pour remplacer le pétrole dans nos moteurs…

Dans le Journal du développement durable aujourd’hui:

Des chercheurs des Universités de Jaén et Grenade en Espagne ont mis au point un procédé qui permet de produire de 5,7 Kg l’éthanol à partir de 100 Kg de noyaux d’olives. Un moyen de mettre à profit les 4 millions de tonnes de noyaux produits chaque année par l’industrie espagnole de l’olive, actuellement traités comme des déchets.

Pas tout à fait exact : les noyaux d’olive sont déjà utilisés pour alimenter des chaudières en Espagne avec une efficacité énergétique bien meilleure qu’en transformant ces noyaux en carburant.(voir l’article dans lemoniteur et les mises en garde déjà claires des organisations écologistes, en 2006), Dans tous les cas, la concurrence sera rude et le rendement de la transformation des noyaux en agrocarburants est médiocre...

Dans le blog theinquirer.fr, une traduction libre d’un article du ''Gardian'' explique :

Un champignon poussant sur des arbres de Patagonie aurait tendance à produire des quantités jamais observées d’hydrocarbures, ce qui en ferait un bon candidat pour passer dans nos moteurs comme source de biocarburant.

(...) Les pourcentages de biocarburants consommés dans la Communauté Européenne doivent passer de 5,75 d’ici 2010 à 10 d’ici 2020. Mais si comme source de ces biocarburants un champignon pouvait être produit en masse, cela pourrait résoudre pas mal de problèmes.

A quand nos campagnes recouvertes de champignon pour produire du carburant pour nos véhicules ?

Le problème de ces articles, outre le fait que certains relèvent de la science-fiction ou ne verront leur concrétisation que dans des dizaines d’années, c’est qu’ils omettent le véritable problème qui se pose dans le secteur des transports : la surconsommation de carburants. Ces initiatives, présentées comme des alternatives, laissent croire à l'automobiliste qu'il peut prendre sa voiture et contribuer à la lutte contre le changement climatique! D'une part le bilan écologique de ces agrocarburants est incertain, mais de toute façon, ces carburants ne pourront être mélangé qu'en petite quantité aux carburants fossiles (à moins de recouvrir la France et l'Europe de champignons et d'oliviers!) Il faut rappeler que, selon les experts travaillant sur le climat, les pays riches doivent atteindre leur pic d'émission de carbone d'ici à 2015, pour limiter le réchauffement climatique global dans la fourchette des deux degré...

Soirée débat dans le Calvados:Pourquoi cette campagne? Que faire?

Interventions de

M. Nestor MAHINOU Partenaire CCFD de Synergie paysanne Syndicat agricole du Bénin

M. Amadou DIAW Etudiant préparant une thèse sur les agrocarburants

M. Jean-Yves CLAVREUL Intervenant sur les problèmes de développement en Afrique

__Mardi 18 novembre de 20 h à 22 h Au Centre de Ressources pour les Associations 7 bis rue Neuve Bourg l’Abbé A Caen CCFD Terre Solidaire Région Normandie__

mardi 4 novembre 2008

La campagne dans Alternatives économiques

Une interview de Ginting Longgena, ancien directeur de Wahli (Les Amis de la Terre Indonésie), qui était présent à la conférence de presse de lancement de la campagne, figure dans le dernier numéro d'Alternatives économiques. Ginting y explique notamment que les palmiers à huile sont la première cause de déforestation en Indonésie mais, point positif, que de plus en plus d'associations, d'ONG et d'organisations indigènes se mobilisent!

lundi 3 novembre 2008

Bruxelles cède une fois de plus aux lobbies automobiles

Vu aujourd’hui sur ''Libération.fr'' un encart qui aurait mérité d’être davantage mis en valeur (« L’auto plus propre retardée par la dépression économique », p19 de la version papier) :

Les gouvernements européens se sont entendus pour accorder un délai de trois ans aux constructeurs automobiles pour réduire les émissions de CO2. Ce nouveau compromis, qui doit encore être discuté avec le Parlement européen, repousse à 2015 au lieu de 2012 l’obligation pour les constructeurs de limiter à 130 grammes de CO2 par kilomètre l’ensemble des véhicules neufs. Ce nouveau revirement intervient après la décision de ramener en moyenne à 130 grammes au lieu des 120 grammes prévues par la Commission européenne… à 2012.

Les pressions de l’industrie automobile européenne, en particulier les fabricants français et allemands, pour retarder puis affaiblir les normes d’efficacité du parc de véhicules, ont donc atteint leurs objectifs. Cette même industrie s’est dans le même temps employée à promouvoir joyeusement les agrocarburants : elle était par exemple le secteur le mieux représenté au Conseil consultatif de recherche sur les agrocarburants de la Commission, qui visait à incorporer jusqu’à 25 % d’agrocarburants en 2030 dans les carburants fossiles.

Pourtant, l’amélioration du rendement des véhicules constitue l’une des voies les plus prometteuses de réduction des émissions de gaz à effet de serre : des objectifs contraignants d’efficacité du parc automobile européen de 120 g/km d’ici 2012 et de 80 g/km d’ici 2020 fourniraient une réduction annuelle des émissions liées au secteur des transports dans l’UE de 95 millions de tonnes de CO2 d’ici 2020 – considérablement plus que les 68 millions de tonnes que la Commission pense économiser d’ici là grâce à l’objectif de 10 % d’agrocarburants (sans prendre en compte le changement d’affectation des sols, qui dégrade considérablement les estimations de l’UE).

Il manque pour cela la volonté politique.

Paysans éthiopiens trompés par l’éthanol

Histoire d’une chronique annoncée. La brève de l'AFP, relayée par le journal Romandie News, se fait l’écho du désespoir de plusieurs milliers de paysans éthiopiens, qui ont abandonné leurs cultures alimentaires pour du ricin, destiné à la production d’agrodiesel :

Le gouvernement (…) a alloué 400.000 hectares à des compagnies étrangères dans le cadre d'une stratégie nationale de développement des biocarburants lancée en 2007.
(…) Dans la région de Wolaytta, qui sort de huit mois de sécheresse et où la moitié des deux millions d'habitants souffrent de pénuries alimentaires, ce sont les terres arables - auparavant plantées de maïs, de manioc ou de patate douce - qui sont utilisées pour les biocarburants.

L’Ethiopie connaît des difficultés chroniques à nourrir sa population et a été frappé de plein fouet par la crise alimentaire au printemps dernier. Entre avril et juin 2008, le coût du teff, la céréale nationale qui est l’ingrédient de base de la galette de pain, a doublé, précipitant des milliers de personnes dans la faim. C’est avant tout d'un soutien à sa politique agricole dont le pays a besoin, pour permettre aux paysans de se nourrir et d'alimenter les villes.

"Des experts sont venus nous présenter le projet disant que nous aurions trois récoltes par an (de ricin), qu'ils nous paieraient 500 birr rien que pour le travail", explique Borja Abusha, 45 ans et père de huit enfants. "Après six mois, nous n'avons toujours pas de récolte et ils n'ont pas respecté leurs promesses de couvrir les coûts. On reste sans rien et affamés", ajoute-t-il.

No comment.

vendredi 31 octobre 2008

Une Conférence en Ile de France où il sera question des agrocarburants

Dans le cadre de l'Université Populaire de l'Eau et du Développement Durable, le Conseil général du Val de Marne organise le
Mardi 4 Novembre à 19h
- 23 rue Raspail - 94200 Ivry sur Seine une conférence sur le thème :
"Quelle évolution de l'Agriculture? " - Quelle politique agricole mener au temps des émeutes de la faim?

- En France, et au niveau Européen, quand notre pays est à la tête de l'Union?

- Quel bilan tirer de la loi sur les OGM?
et

- Les biocarburants sont-ils dans l'impasse?

Avec la participation d'Aurélie TROUVE, Présidente d'ATTAC-France et enseignante-chercheuse en économie et politique agricole et alimentaire à l'Etablissement National d'Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon Cela dure environ 2 heures

mardi 28 octobre 2008

Un Hummer n'a peur de rien

Dans les news de Yahoo aujourd’hui :

« Non ce n'est pas une blague, le légendaire Hummer se met à la page et devient plus vert. » (…) la marque ne devient pas une militante acharnée de la cause écologique, la carburation à l'E85 n'étant pas ce qu'on fait de plus vert dans l'automobile mais c'est un début. »

Un Hummer roulant aux agrocarburants : de quoi faire hurler les écologistes qui critiquent depuis bien longtemps ces véhicules qui consomment 19,5 litres au 100km contre une moyenne autour de 7 litres au 100km pour les véhicules particuliers !

En pleine remise en cause des agrocarburants tant par les écologistes que par les institutions internationales, Hummer n’a pas choisi le bon moment pour se lancer…

Deuxième génération : des algues comme carburant ? Pas demain la veille !

Pour faire face aux critiques de plus en plus vives émises sur les agrocarburants, le lobby agro-industriel se tourne vers la 2ème génération d’agrocarburants à laquelle on prête toutes les vertus comme en témoigne un article paru récemment sur le site de Le Monde.

Ainsi, Juan Wu, de la société de conseil en biotechnologies Alcimed, prédit :

« La production à grande échelle de biodiesel à partir d'algues arrivera beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine (avec) une commercialisation possible d'ici trois à six ans, avec un prix compétitif par rapport au diesel issu du pétrole. »

Cependant, même si la production d'huile par des cultures d'algues paraît prometteuse par rapport aux générations actuelles, elle ne répond en rien au véritable problème qui se pose au secteur des transports, à savoir la croissance constante de la consommation de carburants (1,5% par an en moyenne en Europe). En attendant, ces filières détournent les décideurs politiques et l’opinion publique de l’impérieuse et urgente nécessité de reconsidérer nos modes de consommation.

Par ailleurs, Olivier Bernard, responsable du programme de recherche français sur le biocarburant algal de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) est plus mesuré :

« Sur le papier, le potentiel des microalgues est énorme et justifie qu'on y consacre de gros moyens. Mais nous en sommes encore au stade du laboratoire, tempère-t-il. Une production à grande échelle n'est pas imaginable avant au moins cinq ans, plus vraisemblablement dix. »

Selon les chercheurs impliqués sur ce projet, un certain nombre de « sauts technologiques » sont nécessaires avant la commercialisation de carburants à partir d’algues, la principale difficulté suscitée par ce type de cultures étant de parvenir à extraire, de façon rentable, un peu d’huile d’un grand volume d’eau.

En attendant, ces générations améliorées continuent de servir d’alibi au développement des filières de première génération, peu performantes, et qui soustraient des moyens pouvant être beaucoup plus efficacement utilisés pour la réduction des émissions de GES ?

lundi 27 octobre 2008

Communiqué de presse / Des objectifs d'incorporation d'agrocarburants trop ambitieux auront des conséquences dramatiques dans les pays du Sud

Les députés ont adopté aujourd'hui un texte révisant à la baisse la proposition de re-fiscalisation des agrocarburants proposée entre 2009 et 2012, donnant ainsi gain de cause aux industriels français.

Les organisations de la campagne « Les agrocarburants, ça nourrit pas son monde » déplorent que les parlementaires français n'aient pas remis en cause la pertinence du soutien de l'Etat à la filière des agrocarburants. La défiscalisation a ainsi coûté à l'Etat 800 millions d’euros en 2008, une somme colossale au regard des piètres résultats des agrocarburants en terme de lutte contre le changement climatique. Surtout, le maintien aveugle d'un objectif français d'incorporation de 10% d'ici à 2015 – une échéance encore plus proche que celle discutée au sein de l'Union européenne - aura inexorablement des conséquences dramatiques sur l'accès à l’alimentation des populations du Sud.

Jean-Denis d’Oxfam France – Agir ici déclare : « L’objectif français d’incorporation nécessitera des importations de produits agricoles accrues pour compenser la production désormais détournée vers les agrocarburants. En 2007, 64% de la production française d’huile de colza a été dédiée aux agrocarburants et devra être compensée par des importations d’huile de palme indonésienne pour nos produits alimentaires ».

Ni la France ni les autres pays de l’Union européenne ne pourront remplacer 10% de l’essence et du diesel par des agrocarburants sans provoquer des effets très importants sur la disponibilité de céréales et d’huiles sur leur marché, et donc entamer le fragile équilibre mondial. Il leur faudra importer des quantités toujours plus importantes des pays en développement. En se fixant des objectifs supérieurs à ce que l’on peut produire, les pays européens créent un appel d’air pour les investissements dans des cultures à vocation exportatrice au Sud.

Ambroise Mazal, du CCFD-Terre solidaire ajoute : « Le développement des agrocarburants se fait au détriment des cultures alimentaires dans les pays du Sud, au moment où la relance de l’agriculture familiale et vivrière est plus que jamais nécessaire ». En Indonésie, en Malaisie ou au Brésil mais aussi dans nombre de pays africains, des millions d’hectares de forêt primaire disparaissent pour faire place aux plantations pour la fabrication d’agrocarburants.

Sébastien Godinot des Amis de la Terre précise : « Pour faire face à ces problèmes, l’Union européenne et la France proposent d’importer des agrocarburants certifiés « durables ». Mais la certification ne répond en rien à la surconsommation de carburants de l'Union européenne. Par ailleurs, aucune certification ne peut prendre en compte les impacts macroéconomiques comme les déplacements forcés de population, la hausse des prix des produits alimentaires. Enfin, la certification résulte d’un consensus entre les acteurs : la table ronde sur l’huile de palme durable n’exclut pas les plantations cultivées sur des forêts secondaires ou des sols tourbeux, ni recours au paraquat, un pesticide très toxique interdit dans l’Union européenne ».

Le 7 octobre dernier, dans son rapport Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture, la FAO appelait à revoir d’urgence les politiques de soutien aux agrocarburants dans les pays du Nord, afin de maintenir l'objectif de sécurité alimentaire mondiale et protéger les agriculteurs pauvres. La France, qui se targue de ses propositions en terme de lutte contre la crise alimentaire, ne doit pas maintenir son attitude offensive en faveur des agrocarburants : elle doit supprimer tout objectif chiffré d’incorporation des agrocarburants dans les transports et ses subventions à la filière.

jeudi 23 octobre 2008

La campagne sur le Net

Un grand merci à Fabrice Nicolino d'avoir relayé la campagne sur son blog ici et !